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Archives mai 2019

VERS COMPOSTELLE … DU PUY-EN-VELAY À AUMONT-AUBRAC (6)

JOUR 6 : DE ST-ALBAN (Le Rouget) À AUMONT-AUBRAC (17 km)

Nous quittons Le Rouget vers 8H 00 pour cette toute dernière journée de notre randonnée : au programme, cinq à six heures de marche sur des montées et descentes faibles et sur un sentier qui descend d’abord dans la vallée de la Truyère, puis remonte sur la plaine de la Margueride en direction du village d’Aumont-Aubrac, objectif de cette étape.

EN CHEMIN VERS AUMONT-AUBRAC

EN CHEMIN VERS AUMONT-AUBRAC

C’est la fin du vaste plateau granitique couvert de landes et de forêts de hêtres et de résineux en arrivant à St-Alban-surLimagnole dont on peut admirer l’église romane, plusieurs fois remaniée, mais qui conserve encore son abside et ses chapiteaux du XIème siècle.

LE CLOCHER DE ST-ALBAN

LE CLOCHER DE ST-ALBAN

Un arrêt au château de St-Alban s’impose : construction dont l’origine remonte à la nuit des temps, cette ancienne forteresse féodale a été plusieurs fois détruite, reconstruite et modifée au fil des siècles. Du château moyenâgeux, il ne reste guère de traces et les tours d’aujourd’hui ne datent que du XVème siècle … Le portail d’entrée construit en arkose rose-orangé – du grès rouge – ainsi que la cour intérieure et les fenêtres de la façade datent de la fin du XVIème, époque où l’on utilisait encore des plans de style Renaissance dans la région : une curiosité qui vaut le détour…

LE CHÂTEAU DE ST-ALBAN

LE CHÂTEAU DE ST-ALBAN

LA COUR INTÉRIEURE DU CHÂTEAU

LA COUR INTÉRIEURE DU CHÂTEAU

L’église des Estrets, une petite merveille parfaitement restaurée à laquelle s’adosse le cimetière local, est un incontournable… À cause de sa taille, nous avons d’abord pensé qu’il s’agissait d’une chapelle mais nous serons très vite corrigés par une dame-patronnesse qui surveille les allées et venues et en possède les clefs, clefs qu’elle nous confie pour la visite mais sans oublier de préciser que “Non Monsieur, ce n’est pas une chapelle, c’est une ÉGLISE”! Elle n’a pas rajouté “Tenez-vous le pour dit” mais il semble que nous l’avons échappé belle!

L'ÉGLISE DES ESTRETS

L’ÉGLISE DES ESTRETS

Nous logeons ce soir-là à l’hôtel Prunières d’Aumont-Aubrac, un hébergement assez vaste et disposant d’une grande salle-à-manger où de très nombreux marcheurs se retrouvent autour de grandes tablées pour le souper : un menu du pèlerin fort copieux et délicieux qui nous fera oublier l’aspect quelque peu vieillot et défraichi des chambres.

Un joyeux brouhaha de conversations accompagne ce repas : pour la plupart des organisateurs locaux de randonnées, Aumont-Aubrac est la fin de la première étape vers Compostelle sur le Chemin du Puy et l’hôtel semble avoir rassemblé ce soir-là tous les randonneurs et pèlerins qui marchaient cette semaine, toutes organisations confondues, au départ du Puy-en-Velay, et qui partagent leurs bons moments sur la route.

Le service semble aussi habitué à bouger les tables pour accommoder les clients : ce sont en effet les retrouvailles qui motivent les tablées, résultat des rencontres de passage au cours des derniers jours. Je passerais ma soirée avec trois anglais de Manchester pour compléter une discussion jamais terminée sur la terrasse de l’Auberge des 2 Pèlerins, trois jours auparavant. Quand à ma conjointe, installée un peu plus loin, elle a rejoint un groupe de randonneuses avec qui nous avons sympathisé en cours de route.

C’est aussi pour nous la fin de notre séjour pédestre! Avec quelques regrets déja : ceux de ne pouvoir continuer une semaine de plus avec celles et ceux qui continuent le lendemain en direction de Conques, la deuxième étape suivant celle d’Aumont-Aubrac, sur une distance d’environ 120 km.

Un refuge sur le chemin ... Date de construction inconnue!

Un refuge sur le chemin. Date de construction inconnue!

Une belle expérience que ce séjour : randonneurs occasionnels, nous avions intentionnellement décidé de limiter notre randonnée à six jours, pas convaincus au départ de nos capacités de marche. Mais la conclusion est là : environ 100 km à pied en six jours ne relève pas vraiment de l’exploit et est facilement réalisable. Nous ne voulons pas non plus oublier que nos bagages étaient transportés chaque jour et que nous nous déplacions avec seulement un léger sac de jour. Quant au confort, il était aussi au rendez-vous dans les hébergements réservés à l’avance, incluant déjeuner et souper.

En bref, rien ne ressemblant aussi peu à une “expédition”, ce que beaucoup de gens croient à tort dès qu’on parle de randonnée itinérante de plusieurs jours.

NOUS REVIENDRONS!>

DE FIGEAC À CAHORS, SUR LE GR 65 ET LA VALLÉE DU CÉLÉ!

VERS COMPOSTELLE … LE PUY-EN-VELAY À AUMONT-AUBRAC (5)

JOUR 5 : DU VILLERET D’APCHIER À ST-ALBAN (18,5 km)

Collines et vallons façonnent le paysage sur ce plateau rocailleux des hauteurs de la Margueride. Cette étape se déroule pour nous par un temps grisâtre et ponctué d’averses. Mais “randonner”, c’est aussi accepter les caprices de la météo et conserver sa bonne humeur.

LE DOMAINE DU SAUVAGE

LE DOMAINE DU SAUVAGE

Le Domaine du Sauvage, un des attraits de ce parcours selon les guides touristiques, est une ancienne domerie templière fondée en 1198. Ce bâtiment-hôpital, conçu à l’époque pour recevoir, nourrir et soigner les pèlerins de passage, abrite aujourd’hui un gîte d’étape où l’on peut passer la nuit et se restaurer. Décevant toutefois! Un mélange pas vraiment harmonieux de vestige du temps passé et de modernisme au goût du jour ! Seul le panorama dans ce col désert vaut une mention. Non loin de là, une fontaine du XIIème siècle et une chapelle dédiées à Saint-Roch, le saint patron des pèlerins, méritent un court arrêt.

LA FONTAINE ST-ROCH

LA FONTAINE ST-ROCH

Caprice du temps aidant, cette étape ne serait certainement pas restée gravée dans nos mémoires si nous n’avions pas passé ce jour-là une soirée riche en rencontres.

Ferme-étape, la CROIX DU PLO au Rouget dispose de deux types d’hébergement distincts : un bâtiment avec chambres-confort où nous avions réservé et un gîte avec chambres et sanitaires partagés, chaque endroit disposant d’une cuisine et d’une salle-à-manger. Nos hôtes ne servent pas à table mais ont préparé un repas complet qu’ils livrent à leurs invités pour le souper : c’est une formule que l’on retrouve de temps à autres en randonnée, qui laisse les randonneurs entre-eux et où tout le monde met avec plaisir la main à la pâte pour dresser le couvert, réchauffer les plats et naturellement ranger et débarasser la table. Nous acceptons bien volontiers l’offre du propriétaire de partager ce repas avec les randonneurs du gîte plutôt que rester dans “nos appartements”.

LE GÎTE " LA CROIX DU PLO '' AU ROUGET

LE GÎTE ” LA CROIX DU PLO ” AU ROUGET

Nous sommes douze personnes à table ce soir-là dont trois d’entre-elles sont en route pour rejoindre Santiago à environ 1500 km de distance : en chemin depuis plusieurs jours, un pasteur protestant qui marche depuis l’Allemagne et deux jeunes randonneurs qui arrivent de Suisse. De passage également, une québecoise qui a commencé son périple cinq jours plus tôt au Puy-en-Velay, deux couples de français à la retraite, deux “randonneuses” avec qui nous marchons de concert depuis hier et nous mèmes.

C’est une règle non-écrite sur les Chemins de Compostelle : les motivations du voyage sont propres à chacun et il est de bon ton, sans poser de questions trop personnelles, de laisser chacun décider s’il désire les partager ou non. Sauf pour les deux couples de retraités et nous-mèmes qui souhaitions simplement randonner sur une courte période, les motivations peuvent être toutefois bien différentes.

EN CHEMIN VERS ST-ALBAN

Pour le pasteur, c’est un voeu qu’il concrétise et, en cours de route, l’occasion d’une réflexion sur son sacerdoce. Un bel exemple d’ouverture : protestant, il a choisi un pélerinage catholique!

Pour les deux jeunes suisses, c’est un défi d’endurance et ce n’est pas leur première expérience : travaillant généralement une année complète pour économiser, ils prennent par la suite une année sabbatique pour parcourir le monde à pied. Gestion de leurs finances oblige, ils dormiront gratuitement au gîte à l’invitation du propriétaire et tout à l’honneur de ce dernier.

Notre québécoise de Trois-Rivières, randonneuse solitaire, est en route pour cinq à six semaines, elle ne sait pas. Elle aussi à pris un congé sabbatique, laissant conjoint et enfants au pays : on comprend assez vite qu’elle veut profiter de cette période pour faire le point sur sa vie familiale et professionnelle.

Quant à nos deux “randonneuses”, celles avec qui nous partageons récemment la route, ce sont deux amies de longue date. L’une d’elles, qui vient de connaître une période deuil très difficile, a enfin accepté de suivre son amie dont le but essentiel est de lui redonner goût à la vie. Un bel exemple d’amitié.

Cette soirée est restée un moment fort de notre séjour … Est-ce-que marcher vers Compostelle, sur les traces de milliers de pèlerins, invite plus qu’ailleurs à la réflexion? Sans aucun doute … Que l’on soit croyant ou non, Compostelle demeure un pèlerinage : religieux pour les uns, retour aux sources en se déplaçant à pied pour les autres et finalement pour tous un retour sur soi en cours de route, lors de moments privilégiés où l’on est seul avec soi-mème en mettant un pied devant l’autre … À chacun son chemin!

 

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VERS COMPOSTELLE … LE-PUY-EN-VELAY À AUMONT-AUBRAC (4)

JOUR 4 : DE SAUGUES À LE VILLERET D’APCHIER (11 KM)

C’est une courte étape qui nous attend ce jour-là en direction de la Montagne de la Margueride “Montagne” est un bien grand môt : depuis Saugues, il s’agit seulement d’une lente montée jusqu’au Villeret, avec un dénivelé fort raisonnable de 175 m. Il fait un temps splendide et ce parcours est essentiellement “bucolique” : prairies, herbages et animaux au pacage, forêts de pinèdes et surtout chemins bordés de genêts d’un jaune éclatant puisque nous sommes en pleine période de floraison.

Étape “relax” : elle aurait pu être un peu plus longue mais notre hébergement est réservé au Villeret, alors pourquoi ne pas flâner en chemin et profiter du paysage! Seuls points d’intérêt historique en route : la tour curieusement penchée de La Clauze, vestige d’un château édifié au XIIème S. et la Maison de la Béate, aujourd’hui rénovée, dans le hameau.

Implantée au XVIIème siècle, l’institution des Béates est en charge de l’éducation des jeunes filles dans les hameaux reculés de la région. Femme célibataire et laïque, ressemblant beaucoup à une religieuse mais sans avoir prononcé de voeux, la Béate a reçu une éducation de base au noviciat et de ce fait devient une institutrice qui enseigne la lecture, l’écriture et le catéchisme aux enfants, également l’art de la dentelle aux jeunes filles. Sa maison sert d’école et de lieu d’assemblée pour la vie du hameau. Elle soigne aussi les malades avec ses remèdes et prie pour les mourants. Elle a généralement une vie assez misérable, son entretien dépendant uniquement des dons des villageois qui lui apporte bois pour se chauffer et nourriture. Cette institution disparaîtra à la fin du XIXème siècle avec l’avènement de l’instruction publique. De nos jours, cette maison de La Clauze peut servir de refuge à quelques pèlerins de passage mal pris par la météo ou n’ayant pas trouvé d’hébergement pour la nuit. Équipement sommaire : un poèle à bois, une table, quelques bancs, l’eau courante à l’extérieur mais un toit sur la tête!

EN ROUTE VERS LE VILLERET D'APCHIER

EN ROUTE VERS LE VILLERET D’APCHIER

L’Auberge des 2 Pèlerins au Villeret est une nouvelle expérience d’hébergement. Il ne s’agit plus d’une maison d’hôtes mais d’un complexe assez vaste regroupant dortoirs, chambres plus confortables et mème de simples roulottes en planches qu’on appellait “ateuil ou chabone” et qui servaient de logement rudimentaire aux bergers accompagnant leurs troupeaux.

L’arrivée surprend pour des non-itiniés comme nous : pas de sacs à dos à l’intérieur des dortoirs ou logements individuels, un grand vestiaire avec casiers et cadenas pour déposer matériel et chaussures, un minimum d’effets personnels autorisés dans les chambres et un p’tit coté militaire de l’accueil auquel on ne s’attendait pas ! Toutefois, il ya une raison à tout : dans ces hébergements de grande capacité – dans la grande salle commune, nous serons au moins une quarantaine de randonneurs à table ce soir-là – ce genre d’organisation est la seule manière de combattre les punaises de lit … En effet, ces petites bêtes, souvent transportées dans les sacs à l’insu des marcheurs, sont une véritable plaie et tout doit être fait évidemment pour éviter leur propagation.

L'AUBERGE DES DEUX PÈLERINS

L’AUBERGE DES DEUX PÈLERINS

Lucette et Jean-Louis, les deux propriétaires, sont deux “pèlerins convaincus” avec plusieurs pèlerinages à leur actif. Dans leur cas, on peut probablement parler de “sacerdoce” et de “dévouement” dans la gestion de leur établissement consacré aux Chemins de Compostelle et à l’accueil des pèlerins! Mais à la fin du repas, Jean-Louis exige le silence, raconte son expérience sur les chemins de St-Jacques et prend sa guitare avec la ferme intention de nous apprendre, avec maintes répétitions, “Ultreia et Suseia”, le chant des pèlerins. Tout le monde – ou presque – se prête au jeu, certains cependant avec quelques grincements de dents discrets : un peu trop long, un peu trop “patronage” … même si tout ceci est fait avec la meilleure volonté du monde! Il y avait beaucoup d’étrangers ce soir-là et le feuillet des couplets – distribué avec le dessert – était uniquement en français … Essayez de chanter et de répéter en utilisant un texte en langue étrangère!

Au demeurant, Lucette et Jean-Louis irradient la bonté. À notre arrivée en milieu d’après-midi, nous étions affamés et la propriétaire n’a jamais voulu facturer l’en-cas qu’elle nous a servi, nous suggérant simplement de faire un don dans une boite disposée à cet effet. Je ne doute pas un instant que ces dons soient utilisés pour de bien nobles raisons. Qu’ils me pardonnent donc mes quelques commentaires, à moi le mécréant et randonneur aux raisons plutôt profanes! Merci sincèrement pour votre accueil.

 

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VERS COMPOSTELLE … LE PUY-EN-VELAY À AUMONT-AUBRAC (3)

JOUR 3 : DE MONISTROL D’ALLIER À SAUGUES (13 km)

Reconduits par notre hôte à Monistrol en tout début de matinée, nous reprenons la route par une belle journée ensoleillée …

Mauvaise surprise cependant : je me suis réveillé avec deux très grosses ampoules! Vérification faite, c’est la toile intérieure de support de mes souliers de marche qui a laché au niveau des talons et je marche maintenant directement sur l’armature. Définitivement mon erreur : je n’ai pas vérifié ces chaussures avant mon départ de Montréal, ayant une confiance aveugle dans ces excellents souliers utilisés au Népal seulement deux ans auparavant. Pour continuer à marcher sans trop de douleur, je n’ai guère le choix que de les remplacer par une paire d’espadrilles que je traîne avec moi dans mon sac de jour. Amélioration immédiate certes mais de courte durée : la semelle des espadrilles n’est pas rigide et le chemin est très caillouteux! C’est donc “clopin-clopant”, à un rythme “d’escargot” et avec d’autres ampoules que je complèrerais cette étape dans une pharmacie de Saugues … Par chance, la ville possède un excellent magasin de chaussures et j’en serais quitte pour acheter une nouvelle paire de souliers de randonnée… qu’il me faudra malheureusement former à mes pieds dès le lendemain avec tout que ça implique!

LA CHAPELLE DE LA MADELEINE

Cette journée est une très belle étape qui commence par une montée assez raide jusqu’à la curieuse chapelle de la Madeleine, une grotte préhistorique fermée par une façade en pierre au XVIIème S. et directement encastrée dans le roc : à l’intérieur, nous découvrons un véritable chantier de construction où nous rencontrons un vieil artisan local et bénévole qui en a entrepris la rénovation depuis … des années ! Bien sympathique, il nous raconte l’histoire de la chapelle et de son projet et nous comprenons assez vite pourquoi la rénovation demande autant de temps puisqu’en ayant terminé avec nous, il recommence aussitôt son histoire auprès de deux autres randonneurs qui viennent d’entrer. Passé la chapelle, des escaliers et une main-courante de corde permettent d’aborder une forte pente qui mène au ressaut d’Escluzel et au hameau de Montaure. Cette montée par le plateau de la Margueride est la seule “difficulté” de cette étape dans le pays du Gévaudan. Passé Montaure, c’est une belle balade à environ 1000 m d’altitude, sans dénivelés d’importance.

LA BÊTE DU GÉVAUDAN!

LA BÊTE DU GÉVAUDAN!

On ne peut passer dans ce coin de pays sans parler de sa fameuse “bête monstrueuse”, un animal à l’origine d’une centaine d’attaques mortelles contre les humains entre 1764 et 1767. Troupes royales et chasseurs de tout poil tentèrent à l’époque de capturer cette bête maléfique apparenté selon les goûts et les croyances à un grand loup, un loup-garou et mème à un tueur en série! On peut encore voir les traces de ses pattes à Saugues : soyez rassurés, il s’agit de traces peintes sur les pavés du centre-ville, devant le musée de la Bête du Gévaudan!

Saugues, ancienne place forte du Haut-Gévaudan, a gardé son caractère médiéval : on y trouve en effet, près du donjon ou “Tour des Anglais“, la collégiale St-Médard qui possède un intéressant trésor d’orfèvrerie et des statues du XIIème S. C’est aussi dans cette petite cité que l’on rencontre ” la Maman du Chemin “, une dame agée et figure emblématique au centre-ville : à l’intérieur d’une minuscule boutique dédiée aux Chemins de Compostelle, des centaines de cartes postales de tous les horizons couvrent les murs, souvenirs des pèlerins et randonneurs qui s’y sont arrétés pour faire étamper leurs crédentiales et saluer la vieille dame.
LA TOUR DES ANGLAIS

LA TOUR DES ANGLAIS

Nous ne logerons pas ce soir-là à Saugues mais à Venteuges, dans les environs. C’est la propriétaire qui vient nous chercher et nous avons une excellente surprise en découvrant notre hébergement : les Pierres d’Antan, une splendide maison de charme et caractère où notre chambre, partie d’une ancienne écurie entièrement rénovée et aménagée, est digne d’un hôtel 4 ***. Nous sommes les seuls invités et notre hôtesse est particulièrement ravie de recevoir des randonneurs de la Belle Province car, par le plus grand des hasards, son mari se trouve au mème moment à la pèche dans une pourvoirie du Québec!

LE GÎTE " LES PIERRES D'ANTAN "

LE GÎTE ” LES PIERRES D’ANTAN “

Originaire de Lyon, capitale de la gastronomie française, notre hôtesse nous concoctera ce soir-là un repas digne de Bocuse et Troisgros, les restaurateurs mondialement connus de la région lyonnaise. Et pour la première fois depuis notre départ, nous veillerons assez tard en sa compagnie et en gôutant, que Saint-Jacques nous le pardonne, à quelques digestifs locaux qu’elle nous offre avec grand coeur. Merci Pascale pour cette superbe soirée dans le pays du Gévaudan!

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