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VERS COMPOSTELLE (4)

SUR LE CHEMIN DU PUY (France), DEUXIÈME ÉTAPE

D’AUMONT-AUBRAC À CONQUES

Cette étape d’environ 120 km est sans équivoque une des plus belles sur le Chemin du Puy. Si elle présente quelques montées assez raides, elles ne sont jamais bien longues et nous l’avons parcourue en sept jours, sans difficultés particulières.

 

Ce parcours vallonné et rural, qui rejoint la vallée du Lot, offre bien des attraits, en particulier les vastes solitudes du plateau de l’Aubrac.

 

C’est aussi une succession de villages classés “Plus Beaux Villages de France” où vestiges du Moyen-Âge, tant religieux que profanes, sont au rendez-vous pour le plus grand plaisir de la découverte à Nasbinals, St-Chély d’Aubrac, St-Côme d’Olt et Estaing.

 

L’arrivée à Conques est magique. Miraculeusement préservé, son patrimoine architectural datant de plus de mille ans n’en finit pas d’étonner.

Avec sa majestueuse basilique romane Ste-Foy du XIème siècle et son trésor d’orfèvrerie et de reliquaires de la chrétienté médiévale, ses murailles, remparts et son réseau de ruelles où il fait bon flâner, Conques est un incontournable.

 

“Perle” de ce chemin qui mène aux Pyrénées, Conques mérite absolument une bonne journée de visite.

Ne manquez pas aussi de profiter du concert d’orgue et de l’illumination du tympan de la basilique, deux moments forts du village, quotidiens et gratuits.

COMPOSTELLE AVEC EURO-RANDO : POURQUOI PAS VOUS !

VERS COMPOSTELLE (3)

SUR LE CHEMIN DU PUY (France), PREMIÈRE ÉTAPE :

DU PUY-EN-VELAY À AUMONT-AUBRAC

Que l’on soit pèlerin ou simplement randonneur, cette étape commence à la cathédrale du Puy-en-Velay avec la bénédiction des marcheurs, chaque matin à 7 H 00.

Pour celles et ceux qui se mettent en route sur ce parcours d’environ 90 km, sans difficultés particulières, c’est un moment fort et chargé d’émotion …

 

Point de départ historique de ce chemin, LE-PUY-EN-VELAY mérite une visite avant de prendre la route : la cathédrale, son cloître, la vieille ville médiévale, le Rocher Corneille et la chapelle St-Michel d’Aiguilhe sur son piton rocheux valent qu’on s’y attarde une bonne journée.

Paysages vallonnés, nombreux panoramas, petits villages, hameaux et vestiges médiévaux tant religieux que profanes sont au rendez-vous dans ce parcours : un itinéraire essentiellement rural qui traverse les Monts du Devès, les Gorges de l’Allier, le Pays du Gévaudan et la Plateau de la Margueride.

 

 

C’est une étape idéale pour s’initier aux Chemins de Compostelle : distances de marche quotidiennes très raisonnables et dénivelés  tout-à-fait acceptables sur un parcours pourtant situé entre 630 et 1300 m d’altitude. Lors de notre première expérience en RANDO-TOURISME et sans entrainement particulier, nous l’avons parcouru en 6 jours.

 

 

Découvrez cette étape au complet, jour par jour, en consultant les 6 articles publiés en avril-mai 2019 sur le blog d’euro-rando.com :

VERS COMPOSTELLE …. DU PUY-EN-VELAY À AUMONT-AUBRAC 

JOUR 01 : DU PUY-EN-VELAY À MONTBONNET (16 km)
JOUR 02 : DE MONTBONNET À MONISTROL D’ALLIER (15 km)
JOUR 03 : DE MONISTROL D’ALLIER À SAUGUES (13 km)
JOUR 04 : DE SAUGUES AU VILLERET D’APCHIER (11 km)
JOUR 05 : DU VILLERET D’APCHIER À ST-ALBAN (18,5 km)
JOUR 06 : DE ST-ALBAN À AUMONT-AUBRAC (17 km)

 

COMPOSTELLE AVEC EURO-RANDO : POURQUOI PAS VOUS ?

 

 

 

 

 

 

 

VERS COMPOSTELLE … DU PUY-EN-VELAY À AUMONT-AUBRAC (6)

JOUR 6 : DE ST-ALBAN (Le Rouget) À AUMONT-AUBRAC (17 km)

Nous quittons Le Rouget vers 8H 00 pour cette toute dernière journée de notre randonnée : au programme, cinq à six heures de marche sur des montées et descentes faibles et sur un sentier qui descend d’abord dans la vallée de la Truyère, puis remonte sur la plaine de la Margueride en direction du village d’Aumont-Aubrac, objectif de cette étape.

EN CHEMIN VERS AUMONT-AUBRAC

EN CHEMIN VERS AUMONT-AUBRAC

C’est la fin du vaste plateau granitique couvert de landes et de forêts de hêtres et de résineux en arrivant à St-Alban-surLimagnole dont on peut admirer l’église romane, plusieurs fois remaniée, mais qui conserve encore son abside et ses chapiteaux du XIème siècle.

LE CLOCHER DE ST-ALBAN

LE CLOCHER DE ST-ALBAN

Un arrêt au château de St-Alban s’impose : construction dont l’origine remonte à la nuit des temps, cette ancienne forteresse féodale a été plusieurs fois détruite, reconstruite et modifée au fil des siècles. Du château moyenâgeux, il ne reste guère de traces et les tours d’aujourd’hui ne datent que du XVème siècle … Le portail d’entrée construit en arkose rose-orangé – du grès rouge – ainsi que la cour intérieure et les fenêtres de la façade datent de la fin du XVIème, époque où l’on utilisait encore des plans de style Renaissance dans la région : une curiosité qui vaut le détour…

LE CHÂTEAU DE ST-ALBAN

LE CHÂTEAU DE ST-ALBAN

LA COUR INTÉRIEURE DU CHÂTEAU

LA COUR INTÉRIEURE DU CHÂTEAU

L’église des Estrets, une petite merveille parfaitement restaurée à laquelle s’adosse le cimetière local, est un incontournable… À cause de sa taille, nous avons d’abord pensé qu’il s’agissait d’une chapelle mais nous serons très vite corrigés par une dame-patronnesse qui surveille les allées et venues et en possède les clefs, clefs qu’elle nous confie pour la visite mais sans oublier de préciser que “Non Monsieur, ce n’est pas une chapelle, c’est une ÉGLISE”! Elle n’a pas rajouté “Tenez-vous le pour dit” mais il semble que nous l’avons échappé belle!

L'ÉGLISE DES ESTRETS

L’ÉGLISE DES ESTRETS

Nous logeons ce soir-là à l’hôtel Prunières d’Aumont-Aubrac, un hébergement assez vaste et disposant d’une grande salle-à-manger où de très nombreux marcheurs se retrouvent autour de grandes tablées pour le souper : un menu du pèlerin fort copieux et délicieux qui nous fera oublier l’aspect quelque peu vieillot et défraichi des chambres.

Un joyeux brouhaha de conversations accompagne ce repas : pour la plupart des organisateurs locaux de randonnées, Aumont-Aubrac est la fin de la première étape vers Compostelle sur le Chemin du Puy et l’hôtel semble avoir rassemblé ce soir-là tous les randonneurs et pèlerins qui marchaient cette semaine, toutes organisations confondues, au départ du Puy-en-Velay, et qui partagent leurs bons moments sur la route.

Le service semble aussi habitué à bouger les tables pour accommoder les clients : ce sont en effet les retrouvailles qui motivent les tablées, résultat des rencontres de passage au cours des derniers jours. Je passerais ma soirée avec trois anglais de Manchester pour compléter une discussion jamais terminée sur la terrasse de l’Auberge des 2 Pèlerins, trois jours auparavant. Quand à ma conjointe, installée un peu plus loin, elle a rejoint un groupe de randonneuses avec qui nous avons sympathisé en cours de route.

C’est aussi pour nous la fin de notre séjour pédestre! Avec quelques regrets déja : ceux de ne pouvoir continuer une semaine de plus avec celles et ceux qui continuent le lendemain en direction de Conques, la deuxième étape suivant celle d’Aumont-Aubrac, sur une distance d’environ 120 km.

Un refuge sur le chemin ... Date de construction inconnue!

Un refuge sur le chemin. Date de construction inconnue!

Une belle expérience que ce séjour : randonneurs occasionnels, nous avions intentionnellement décidé de limiter notre randonnée à six jours, pas convaincus au départ de nos capacités de marche. Mais la conclusion est là : environ 100 km à pied en six jours ne relève pas vraiment de l’exploit et est facilement réalisable. Nous ne voulons pas non plus oublier que nos bagages étaient transportés chaque jour et que nous nous déplacions avec seulement un léger sac de jour. Quant au confort, il était aussi au rendez-vous dans les hébergements réservés à l’avance, incluant déjeuner et souper.

En bref, rien ne ressemblant aussi peu à une “expédition”, ce que beaucoup de gens croient à tort dès qu’on parle de randonnée itinérante de plusieurs jours.

NOUS REVIENDRONS!>

DE FIGEAC À CAHORS, SUR LE GR 65 ET LA VALLÉE DU CÉLÉ!

POURQUOI LE RANDO-TOURISME?

POURQUOI LE RANDO-TOURISME

À la portée de tous … Pourquoi pas vous?

C’est à l’occasion d’un séjour au Népal, il y a quelques années, lors d’un pari un peu fou avec un ami, que je me suis rendu compte à quel point je n’étais pas en forme. Si nous sommes parvenus malgré tout, sans expérience aucune de la randonnée et sans entrainement particulier, au Camp de Base de l’Annapurna en six jours de marche intensive et à près de 4200 m d’altitude, j’en ai tiré cependant une leçon à cette époque : n’ayant plus vingt ans depuis un moment déja, je me devais de trouver une autre formule de randonnée pour pratiquer la marche sans excès et dans un cadre moins contraignant!

Mes critères en voyage sont les mêmes depuis toujours : éviter le plus possible le tourisme de masse, visiter certes les grandes villes mais essentiellement me déplacer en région, y rencontrer l’habitant, découvrir le patrimoine local – touristique, historique et culturel – prendre mon temps et apprécier ce qui m’entoure à mon propre rythme … Le monde fascinant du RANDO-TOURISME était à portée de main ou plutôt de “pied” puisqu’il s’agit avant tout de randonnée pédestre en région, de manière conviviale et riche en découvertes!

Je me devais également de convaincre mon épouse pour notre premier essai. Randonneurs tout-à-fait “occasionnels”, nous avons limité notre première expérience à six jours de randonnée linéaire entre le Puy-en-Velay et Aumont-Aubrac, sur le Chemin du Puy, première étape d’un des chemins principaux en France vers Compostelle. Près de 100 kms plus loin, à la fin de notre circuit, notre grand regret a été de n’avoir pas programmé une semaine de plus sur le mème chemin en direction de Conques!

Soyons honnêtes! Nous n’étions pas en route à titre de pèlerins et pour des motifs religieux. Si les Chemins de Compostelle sont d’anciens chemins de pélerinage remis au goût du jour, s’ils sont encore parcourus par des marcheurs pour des raisons spirituelles, ils sont également utilisés en grande majorité par des randonneurs aux raisons plus profanes : tourisme et découverte.

Nous n’étions pas non plus lourdement chargés, nos bagages étaient transportés quotidiennement et nous marchions avec un simple sac de jour, d’hébergement en hébergement. Réservés à l’avance, gîtes du passant, maisons d’hôtes et petites auberges régionales nous accueillaient chaque soir en demi-pension – où en passant la gastronomie locale n’était pas un vain mot – et dans un cadre, certes non luxueux mais très confortable : en bref, rien de comparable à une “expédition”, ce que beaucoup de gens – tentés par l’expérience – imaginent à tort lorsqu’on parle de randonnée de plusieurs jours.

Passionnés depuis toujours par l’histoire, nous avons été comblés par la découverte des nombreux vestiges médiévaux qui jalonnent ce chemin, également par la diversité des paysages et des panoramas et les belles rencontres en chemin où en partageant un repas avec d’autres randonneurs le soir à l’étape.

C’est ainsi que nous avons découvert le RANDO-TOURISME … Hors des sentiers battus du tourisme de masse, une immersion complète en région, l’exploration d’un terroir, un retour aux sources en se déplaçant à pied, des vacances actives et au passage un bienfait pour la santé … Le proverbe de randonneur ” 1 jour de sentier = 8 jours de santé” est tout-à-fait vrai!

De cette première et trop courte expérience en RANDO-TOURISME est finalement née notre décision de continuer à le pratiquer régulièrement. Depuis et à chaque année, nous choisissons une nouvelle destination où plusieurs jours de randonnée pédestre en région sont devenus incontournables, ce qui ne nous empêche pas de compléter notre voyage par quelques jours de visite dans de grandes villes : en effet, le RANDO-TOURISME, c’est aussi découvrir à pied les grandes métropoles, capitales ou régionales.

 

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