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VOIE DU PUY

VERS COMPOSTELLE (6)

VERS COMPOSTELLE : DERNIÈRE ÉTAPE DU GR 65 EN FRANCE …

D’AIRE SUR L’ADOUR À ST-JEAN-PIED-DE-PORT

 

À partir de Cahors, le GR 65 (ou Chemin du Puy en France) continue jusqu’à Aire sur l’Adour sur environ 250 km.

Nous avons délibérément laissé de coté cette partie pour partir plutôt d’Aire en direction de St-Jean-Pied-de-Port, au pied des Pyrénées, 160 km plus au sud, attirés par la traversée du Pays Basque.. Cette distance semble impressionnante : c’est oublier que ce parcours est quasiment plat avec très peu de dénivelés. Nous l’avons parcouru en huit jours, sans difficultés particulières.

Le parcours traverse d’abord le Béarn avec ses paisibles coteaux mais aussi ses interminables champs de maïs et ses élevages de canards. On y goûte bien sûr la spécialité locale  : “le confit”. Toutefois, les attraits touristiques ne manquent pas : la Bastide de Pimbo, l’abbatiale de Larreule, l’Abbaye de Sauvelade et surtout la forteresse et les puissants remparts de Navarrenx.

Puis c’est l’entrée au Pays Basque avec les Pyrénées qui se rapprochent.

On découvre alors une belle région vallonnée aux belles forêts de châtaigniers et la douceur du pays et de ses paysages.

C’est aussi ici que se rejoignent à l’emblématique  hameau d’Ostabat trois des grands chemins principaux de Compostelle en France : ceux du Puy, de Tours et du Vézelay.

L’arrivée à St-Jean-Pied-de-Port est un moment fort : c’est la fin du Chemin du Puy et de ce sentier mythique de près de 750 km.

 

Grand lieu de rassemblement des pèlerins et randonneurs avant la traversée des Pyrénées, “porte” vers le chemin espagnol du Camino Francès, St-Jean mérite qu’on s’y attarde, particulièrement pour sa vieille ville et sa forteresse.

 

COMPOSTELLE AVEC EURO-RANDO : POURQUOI PAS VOUS ?

VERS COMPOSTELLE (5)

VERS COMPOSTELLE – TROISIÈME ÉTAPE

DE FIGEAC À CAHORS

Partir vers Compostelle, c’est parfois aménager son itinéraire. Sur le sentier de Grande Randonnée GR 65 – le Chemin du Puy – la troisième étape pèlerine commence traditionnellement  à Conques, passe par Figeac et se termine à Cahors sur une distance d’environ 140 km.

 

Adeptes du rando-tourisme, aimant la randonnée mais aussi visiter en cours de route des lieux chargés de patrimoine particulièrement “médiéval”, nous avons donc choisi de partir  plutôt de Figeac.

C’est ainsi que notre itinéraire s’est transformé en deux parcours distincts : en randonnée sur le GR 65 jusqu’à Limogne-en-Quercy, puis après un court transfert en taxi jusqu’à Cabrerets, une continuation vers Cahors par les sentiers-variantes GR 651 et GR 36-46, autres chemins de Compostelle. Nous avons ainsi gagné du temps au profit des haltes-visites et parallèlement limité notre parcours à 120 km, parcourus sans difficultés particulières en six jours.
En passant trois jours sur les plateaux calcaires du Quercy, puis trois autres dans les vallées du Célé et du Lot, cet itinéraire nous a permis de découvrir des lieux magiques, en particulier sur les sentiers-variantes : la grotte préhistorique de Pech Merle, le splendide village perché de Saint-Cirq-Lapopie et l’étonnant chemin de halage de Bouziès.

 

Nous recommandons donc ce choix d’itinéraire pour profiter du maximum d’attraits de cette étape.

Autre suggestion : en début et fin de circuit, consacrez une journée supplémentaire à Figeac et Cahors, ces deux cités médiévales méritant largement une visite. Et si par chance encore un peu de temps est disponible à Cahors, pourquoi ne pas profiter de l’occasion pour une courte balade en bateau sur la rivière Lot et approcher par l’eau le magnifique Pont Valentré, symbole de la ville !

COMPOSTELLE AVEC EURO-RANDO : POURQUOI PAS VOUS ?

 

 

VERS COMPOSTELLE (4)

SUR LE CHEMIN DU PUY (France), DEUXIÈME ÉTAPE

D’AUMONT-AUBRAC À CONQUES

Cette étape d’environ 120 km est sans équivoque une des plus belles sur le Chemin du Puy. Si elle présente quelques montées assez raides, elles ne sont jamais bien longues et nous l’avons parcourue en sept jours, sans difficultés particulières.

 

Ce parcours vallonné et rural, qui rejoint la vallée du Lot, offre bien des attraits, en particulier les vastes solitudes du plateau de l’Aubrac.

 

C’est aussi une succession de villages classés “Plus Beaux Villages de France” où vestiges du Moyen-Âge, tant religieux que profanes, sont au rendez-vous pour le plus grand plaisir de la découverte à Nasbinals, St-Chély d’Aubrac, St-Côme d’Olt et Estaing.

 

L’arrivée à Conques est magique. Miraculeusement préservé, son patrimoine architectural datant de plus de mille ans n’en finit pas d’étonner.

Avec sa majestueuse basilique romane Ste-Foy du XIème siècle et son trésor d’orfèvrerie et de reliquaires de la chrétienté médiévale, ses murailles, remparts et son réseau de ruelles où il fait bon flâner, Conques est un incontournable.

 

“Perle” de ce chemin qui mène aux Pyrénées, Conques mérite absolument une bonne journée de visite.

Ne manquez pas aussi de profiter du concert d’orgue et de l’illumination du tympan de la basilique, deux moments forts du village, quotidiens et gratuits.

COMPOSTELLE AVEC EURO-RANDO : POURQUOI PAS VOUS !

VERS COMPOSTELLE … LE PUY-EN-VELAY À AUMONT-AUBRAC (5)

JOUR 5 : DU VILLERET D’APCHIER À ST-ALBAN (18,5 km)

Collines et vallons façonnent le paysage sur ce plateau rocailleux des hauteurs de la Margueride. Cette étape se déroule pour nous par un temps grisâtre et ponctué d’averses. Mais “randonner”, c’est aussi accepter les caprices de la météo et conserver sa bonne humeur.

LE DOMAINE DU SAUVAGE

LE DOMAINE DU SAUVAGE

Le Domaine du Sauvage, un des attraits de ce parcours selon les guides touristiques, est une ancienne domerie templière fondée en 1198. Ce bâtiment-hôpital, conçu à l’époque pour recevoir, nourrir et soigner les pèlerins de passage, abrite aujourd’hui un gîte d’étape où l’on peut passer la nuit et se restaurer. Décevant toutefois! Un mélange pas vraiment harmonieux de vestige du temps passé et de modernisme au goût du jour ! Seul le panorama dans ce col désert vaut une mention. Non loin de là, une fontaine du XIIème siècle et une chapelle dédiées à Saint-Roch, le saint patron des pèlerins, méritent un court arrêt.

LA FONTAINE ST-ROCH

LA FONTAINE ST-ROCH

Caprice du temps aidant, cette étape ne serait certainement pas restée gravée dans nos mémoires si nous n’avions pas passé ce jour-là une soirée riche en rencontres.

Ferme-étape, la CROIX DU PLO au Rouget dispose de deux types d’hébergement distincts : un bâtiment avec chambres-confort où nous avions réservé et un gîte avec chambres et sanitaires partagés, chaque endroit disposant d’une cuisine et d’une salle-à-manger. Nos hôtes ne servent pas à table mais ont préparé un repas complet qu’ils livrent à leurs invités pour le souper : c’est une formule que l’on retrouve de temps à autres en randonnée, qui laisse les randonneurs entre-eux et où tout le monde met avec plaisir la main à la pâte pour dresser le couvert, réchauffer les plats et naturellement ranger et débarasser la table. Nous acceptons bien volontiers l’offre du propriétaire de partager ce repas avec les randonneurs du gîte plutôt que rester dans “nos appartements”.

LE GÎTE " LA CROIX DU PLO '' AU ROUGET

LE GÎTE ” LA CROIX DU PLO ” AU ROUGET

Nous sommes douze personnes à table ce soir-là dont trois d’entre-elles sont en route pour rejoindre Santiago à environ 1500 km de distance : en chemin depuis plusieurs jours, un pasteur protestant qui marche depuis l’Allemagne et deux jeunes randonneurs qui arrivent de Suisse. De passage également, une québecoise qui a commencé son périple cinq jours plus tôt au Puy-en-Velay, deux couples de français à la retraite, deux “randonneuses” avec qui nous marchons de concert depuis hier et nous mèmes.

C’est une règle non-écrite sur les Chemins de Compostelle : les motivations du voyage sont propres à chacun et il est de bon ton, sans poser de questions trop personnelles, de laisser chacun décider s’il désire les partager ou non. Sauf pour les deux couples de retraités et nous-mèmes qui souhaitions simplement randonner sur une courte période, les motivations peuvent être toutefois bien différentes.

EN CHEMIN VERS ST-ALBAN

Pour le pasteur, c’est un voeu qu’il concrétise et, en cours de route, l’occasion d’une réflexion sur son sacerdoce. Un bel exemple d’ouverture : protestant, il a choisi un pélerinage catholique!

Pour les deux jeunes suisses, c’est un défi d’endurance et ce n’est pas leur première expérience : travaillant généralement une année complète pour économiser, ils prennent par la suite une année sabbatique pour parcourir le monde à pied. Gestion de leurs finances oblige, ils dormiront gratuitement au gîte à l’invitation du propriétaire et tout à l’honneur de ce dernier.

Notre québécoise de Trois-Rivières, randonneuse solitaire, est en route pour cinq à six semaines, elle ne sait pas. Elle aussi à pris un congé sabbatique, laissant conjoint et enfants au pays : on comprend assez vite qu’elle veut profiter de cette période pour faire le point sur sa vie familiale et professionnelle.

Quant à nos deux “randonneuses”, celles avec qui nous partageons récemment la route, ce sont deux amies de longue date. L’une d’elles, qui vient de connaître une période deuil très difficile, a enfin accepté de suivre son amie dont le but essentiel est de lui redonner goût à la vie. Un bel exemple d’amitié.

Cette soirée est restée un moment fort de notre séjour … Est-ce-que marcher vers Compostelle, sur les traces de milliers de pèlerins, invite plus qu’ailleurs à la réflexion? Sans aucun doute … Que l’on soit croyant ou non, Compostelle demeure un pèlerinage : religieux pour les uns, retour aux sources en se déplaçant à pied pour les autres et finalement pour tous un retour sur soi en cours de route, lors de moments privilégiés où l’on est seul avec soi-mème en mettant un pied devant l’autre … À chacun son chemin!

 

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VERS COMPOSTELLE … LE PUY-EN-VELAY À AUMONT-AUBRAC (2)

JOUR 2 : DE MONTBONNET À MONISTROL D’ALLIER (15 km)

Après un solide déjeuner de spécialités ” maison “, notre hébergeur nous ramène à Montbonnet d’où nos continuons notre randonnée jusqu’à Monistrol d’Allier, d’abord par une montée tout-à-fait acceptable d’environ 3 km puis lors d’une longue descente dans les gorges de l’Allier, la rivière qui marque la frontière naturelle entre le pays du Velay et celui du Gévaudan.

Sur l’ensemble de notre circuit, ce sera la seule fois où une erreur d’inattention nous fait quitter l’itinéraire prévu en manquant un balisage. Un moment convaincus d’être toujours sur la bonne route, nous vérifions cependant notre chemin un plus loin auprès d’une dame agée qui s’occuppe de son jardin. Bien aimable, elle insiste plusieurs fois pour nous offrir un café et nous comprenons assez vite qu’elle ne voit jamais passer quelqu’un devant sa porte et qu’elle est seulement ravie d’avoir de la visite ! Plus de doute : nous sommes hors itinéraire. Pas question de rebrousser chemin ! Nous traversons donc le hameau complètement désert et peu après rencontrons une rivière qui, au vu de sa largeur, ne peut être que l’Allier. Notre destination étant située en bas dans la vallée, il est clair que nous devons marcher dans le sens du courant pour la rejoindre mais aucun sentier ne longe la rivière dans cette direction. S’écartant de nouveau de notre objectif, nous remontons la rivière au lieu de la descendre et trouvons finalement un pont nous permettant de la traverser et de rejoindre la route nationale qui mène à St-Privat, étape intermédiaire de la journée. Un petit détour de 5 km qu’il faut bien sûr rajouter à distance prévue de l’étape! Erreur de débutants et mésaventure prise quand mème avec le sourire … mais seulement à l’arrivée à St-Privat!

ST-PRIVAT D'ALLIER

ST-PRIVAT D’ALLIER

Nous ne prendrons pas le temps de visiter St-Privat, ni son église romane, ni les vestiges de son château. Il fait chaud, nous sommes affamés car nous avions décidé le matin d’y faire notre épicerie et d’y pique-niquer mais nous arrivons un peu tard. Le pique-nique se transforme donc en diner au restaurant local où nous retrouvons par hasard le couple canadien de la veille. Lui aussi fait une pause, à l’ombre et en terrasse.

LA CHAPELLE DE ROCHEGUDE

LA CHAPELLE DE ROCHEGUDE

Un bel après-midi ensolleillé nous fait découvrir l’émouvante chapelle de Rochegude du XIIème S., dédiée à St-Jacques. Classée monument historique, située près des ruines de l’ancienne forteresse des seigneurs de Montlaur, elle domine la vallée sur son éperon rocheux et offre un splendide panorama sur la Trouée de l’Allier. Un descente quelque peu abrupte mais pratiquable avec un peu de prudence et d’attention nous permet ensuite de rejoindre Monistrol à travers une belle forêt de résineux.

Hébergement disponible oblige lors de nos réservations, nous communiquons de nouveau avec nos hôtes de la veille puisqu’une deuxième nuit est prévue chez eux. Ils viennent également nous chercher à Monistrol. La tablée du soir a changé et nous sommes sept invités ce soir avec un nouveau couple français, un couple américain de Seattle et leur jeune adolescente, particulièrement fière devant ses parents de communiquer avec nous en français qu’elle étudie aux États-Unis ! Une superbe soirée en très bonne compagnie avec toutes les attentions de nos hôtes qui nous recoivent simplement mais avec grand coeur. Ils nous parlent surtout avec passion de leur métier en voie de disparition, activité où dextérité et rapidité sont incontournables : ils sont en effets ” tondeurs de moutons ” et ferment le gîte pendant la saison de tonte pour partir de ferme en ferme tondre dans la région des centaines de bêtes. Ils espèrent, sans trop y croire cependant, que leur fils prendra la suite et on leur souhaite.

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VERS COMPOSTELLE … PUY-EN-VELAY À AUMONT-AUBRAC (1)

JOUR 1 – DU PUY-EN-VELAY À MONBONNET (16 km)

Nous sommes arrivés deux jours plus tôt au Puy-en-Velay. Point de départ historique du Chemin du Puy qui s’étend sur près de 750 km jusqu’aux Pyrénées où il rejoint un des chemins espagnols (le Camino Francès) qui mène à Compostelle, le Puy-en-Velay mérite une bonne journée de visite : la cathédrale Notre-Dame, le cloître du XIIème S., la vieille ville médiévale, la place du Plot et la chapelle St-Michel d’Aiguilhe sur son piton rocheux valent le détour.

Il est 7 h du matin dans la cathérale Notre-Dame. Mon épouse Christa et moi-mème ne partons pas en pélerinage mais nous tenons à être présents pour la bénédiction quotidienne qui y est donnée chaque jour aux marcheurs qui partent vers Compostelle. On y rencontre bien sûr des pélerins mais la grande majorité nous ressemble : des randonneurs aux motifs plus profanes que pratiquent le rando-tourisme et l’évasion en région.

Bien des nationalités sont présentes ce jour-là et, croyants ou non, tout le monde apprécie les mots de bienvenue et les souhaits de bonne route « Bon Camino ou Bon Chemin » donnés avec timidité par une très jeune nonne qui remplace au dernier moment le prêtre habituel retenu ailleurs.

Moment fort et incontournable auquel le cadre majestueux de la cathédrale contribue certainement, dernière possibilité également de se procurer au presbytère sa « crédentiale » : le Carnet du Pèlerin que l’on fera règulièrement étamper au fil du chemin et des étapes, un document important qui tradition oblige, servira de preuve aux pèlerins arrivant à Santiago où sont décernées les attestations de pèlerinage. Pour les touristes que nous sommes et la grande majorité, ce sera un beau souvenir à ramener à la maison où à utiliser de nouveau dans l’avenir lors d’une prochaine étape.

AU DÉPART DE LA CATHÉDRALE

AU DÉPART DE LA CATHÉDRALE

En quittant la ville, l’itinéraire s’élève rapidement pour s’extraire de la Cuvette du Puy, une montée assez prononcée jusqu’à Vals-près-le Puy. Une bonne ” mise en jambes ” au départ mais nous marchons « léger » avec un simple sac de jour, nos bagages sont restés à l’hôtel et nous les retrouverons chaque soir à l’étape pendant notre randonnée. Nous marchons aussi « en liberté », c’est-à-dire sans faire partie d’un groupe et sans accompagnement. Notre objectif : le village d’Aumont-Aubrac, à environ 100 km du Puy, une distance que nous devrions couvrir en 6 jours selon notre programme et notre première expérience commune en rando-tourisme.

Si « Aventure il y a », elle se limite à la découverte de la randonnée pédestre sur plusieurs jours : en effet, nos hébergements en demi-pension sont réservés depuis longtemps, nos bagages sont transportés, nous disposons d’un excellent topo-guide fourni par l’organisateur local et le balisage du chemin est excellent.

Si « Souci il ya », celui-ci se limite à ne pas oublier chaque jour au départ d’acheter en épicerie de quoi se restaurer en route pour le pique-nique de midi puisque certains villages ou hameaux sur la route n’offrent pas ce service.

En bref, nous sommes loin de “partir en expédition” dans ce cadre convivial et à la portée de tous! Je ne le dirais jamais assez à celles et ceux qui sont tentés par la rando-tourisme mais inquiets à l’idée de marcher plusieurs jours de suite …

L'ÉGLISE DE ST-CHRISTOPHE-SUR-DOLAIZON

L’ÉGLISE DE ST-CHRISTOPHE-SUR-DOLAIZON

En route pour les Monts du Velay et traversée de la chaine volcanique du Devès, altitude variant de 600 à 1000 m. En chemin, St-Christophe-sur-Dolaizon et son église du XIIème S. qui mérite un arrêt. Arrivée à Montbonnet où une chapelle du XIIIème S., dédiée à Saint Roch, le saint patron des pèlerins marque l’entrée du village. Le temps grisâtre du matin s’est transformé en une belle journée ensoleillée, nous sommes en juin et l’été est déja là.

Assis sur la terrasse du bistrot local en consommant une boisson fraiche à la fin de notre étape, nous attendons le propriétaire de notre hébergement du soir qui est en route pour venir nous chercher. C’est une pratique courante sur les chemins de randonnée : soit l’hébergement est situé directement sur l’itinéraire, soit à quelque distance. Toutes les instructions pour le rejoindre nous ont été données avant notre départ et notre hôte nous ramènera demain matin au mème endroit d’où nous continuerons notre route. Nous sommes en région et les maisons d’hôtes, qui vivent du tourisme, font bien des efforts pour servir la clientèle.

C’est donc en voiture que nous rejoignons notre hébergement du soir à St-Didier d’allier, un gîte du passant très confortable en pleine nature.

LE GÎTE "LA GRANGETTE"

LE GÎTE “LA GRANGETTE”

Ce soir-là, six randonneurs partagent en commun un excellent et fort copieux souper : un couple français, un couple canadien de Vancouver et nous-mèmes. Belle soirée d’échanges autour de la table et d’un superbe plateau de fromages mis à notre disposition et qui restera, en autres, dans nos mémoires. Randonnée oblige : personne ne veille tard. Demain, une autre journée de marche nous attend et nous voulons tous en profiter.

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LES CHEMINS PRINCIPAUX

LES CHEMINS PRINCIPAUX D’EUROPE (Espagne-France et ailleurs …)

C’est tout d’abord vers l’Espagne que les visiteurs se rendant en Europe et attirés par « l’expérience Compostelle » tournent généralement leurs regards et ce à juste titre car Cathédrale de Santiago, but ultime du voyage sur tous les chemins de St-Jacques, est située au nord-ouest de ce pays. À travers la péninsule espagnole, trois chemins principaux y conduisent : au nord le CAMINO FRANCES (à l’intérieur des terres) ou le CAMINO DEL NORTE (le long de l’Atlantique), tous deux commençant au pied des Pyrénées, frontière naturelle avec la France et la VIA DE LA PLATA au centre du pays et au départ de Séville au sud. Trois chemins différents, trois belles expériences ….

Généralement moins connus hors Europe, les chemins principaux français n’ont cependant rien à envier à leurs homologues espagnols. En raison de sa position centrale en Europe et de sa frontière commune avec l’Espagne, la France a toujours été un carrefour majeur des chemins de St-Jacques depuis leur origine : en effet, pour se rendre à pied à Santiago, les pèlerins du Moyen-Âge, en provenance de tous les autres pays européens -sauf le Portugal – n’avaient d’autre choix que de la traverser.

Cette situation géographique particulière a de ce fait donné naissance aux grands chemins français : parmi eux, la VOIE DU PUY (750 km), la VOIE D’ARLES (950 km), le CHEMIN DE CLUNY (315 km), la VOIE ARVERNE (500 km) et la VOIE DE GENÈVE (340 km) en sont quelques bons exemples. Tous ces chemins, remis au goût du jour, sont bien balisés et la plupart disposent d’une large variété de services au grand plaisir des randonneurs : nombreux hébergements, grand choix de restauration, navettes et transport de bagages en sont quelques-uns. Rejoints par tous les grands itinéraires empruntés par les pèlerins de l’époque en provenance du nord et de l’est de l’Europe, ces grands chemins forment aujourd’hui un excellent réseau de randonnées traversant la plupart des grandes régions françaises.

D’autres grands chemins méritent aussi l’attention : citons le Chemin portugais vers Compostelle (CAMINO PORTUGUÊS) au départ de Porto et le long de l’Atlantique … Dans le même esprit, autre ancien chemin de pèlerinage également, la VIA FRANCIGENA en Italie est un chemin qui mène à Rome à partir de la Suisse, prolongement d’un ancien chemin en provenance de Canterbury en Angleterre.

Sans exception, chacun de ces chemins et ses particularités propres sont une invitation au voyage. C’est aussi une opportunité, peu importe la destination, de voyager « autrement », un pas après l’autre, à son rythme et pour une durée de son choix.

 

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