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FRANCE

VERS COMPOSTELLE (7)

VERS COMPOSTELLE – LA TRAVERSÉE DES PYRÉNÉES

 

DE ST-JEAN-PIED-DE-PORT (France) À RONCEVALLES (Espagne)

 

C’est une étape exigeante de 26 km à ne pas prendre à la légère : de St-Jean-Pied-de-Port (200 m d’altitude), 19 km de montée jusqu’au col de Lepoeder (1430 m), puis 7 km de descente assez raide jusqu’àu village de Roncevalles (950 m).

Bien que de nombreux randonneurs la parcourent en une journée, nous avons choisi une autre formule permettant de répartir l’itinéraire sur deux jours.

 

 

 

PREMIER JOUR :

À pied et à son rythme, la très raide montée qui conduit, sur 8 km, au refuge d’Orisson : un effort récompensé par un panorama grandiose.

 

 

Puis revenir à St-Jean, en utilisant une navette ou taxi pour y séjourner une deuxième nuit.

 

 

 

DEUXIÈME JOUR :

Utiliser de nouveau navette ou taxi pour retourner au refuge, puis continuer le parcours à pied sur 18 km jusqu’à Roncevalles.

Si montées et descentes caractérisent de nouveau cette portion d’itinéraire, les paysages époustouflants des Basses-Pyrénées y sont aussi au rendez-vous.

Choisir cette formule permet à la fois de profiter largement des panoramas et de disposer de suffisamment de temps pour visiter St-Jean et vivre son ambiance bien particulière. C’est en effet le haut-lieu de rassemblement de milliers de randonneurs en route vers Santiago de Compostelle qui doivent donc maintenant franchir les Pyrénées pour rejoindre le chemin espagnol.

La vieille ville médiévale et l’imposante forteresse méritent aussi qu’on s’y attarde.

 

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VERS COMPOSTELLE (6)

VERS COMPOSTELLE : DERNIÈRE ÉTAPE DU GR 65 EN FRANCE …

D’AIRE SUR L’ADOUR À ST-JEAN-PIED-DE-PORT

 

À partir de Cahors, le GR 65 (ou Chemin du Puy en France) continue jusqu’à Aire sur l’Adour sur environ 250 km.

Nous avons délibérément laissé de coté cette partie pour partir plutôt d’Aire en direction de St-Jean-Pied-de-Port, au pied des Pyrénées, 160 km plus au sud, attirés par la traversée du Pays Basque.. Cette distance semble impressionnante : c’est oublier que ce parcours est quasiment plat avec très peu de dénivelés. Nous l’avons parcouru en huit jours, sans difficultés particulières.

Le parcours traverse d’abord le Béarn avec ses paisibles coteaux mais aussi ses interminables champs de maïs et ses élevages de canards. On y goûte bien sûr la spécialité locale  : “le confit”. Toutefois, les attraits touristiques ne manquent pas : la Bastide de Pimbo, l’abbatiale de Larreule, l’Abbaye de Sauvelade et surtout la forteresse et les puissants remparts de Navarrenx.

Puis c’est l’entrée au Pays Basque avec les Pyrénées qui se rapprochent.

On découvre alors une belle région vallonnée aux belles forêts de châtaigniers et la douceur du pays et de ses paysages.

C’est aussi ici que se rejoignent à l’emblématique  hameau d’Ostabat trois des grands chemins principaux de Compostelle en France : ceux du Puy, de Tours et du Vézelay.

L’arrivée à St-Jean-Pied-de-Port est un moment fort : c’est la fin du Chemin du Puy et de ce sentier mythique de près de 750 km.

 

Grand lieu de rassemblement des pèlerins et randonneurs avant la traversée des Pyrénées, “porte” vers le chemin espagnol du Camino Francès, St-Jean mérite qu’on s’y attarde, particulièrement pour sa vieille ville et sa forteresse.

 

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VERS COMPOSTELLE (5)

VERS COMPOSTELLE – TROISIÈME ÉTAPE

DE FIGEAC À CAHORS

Partir vers Compostelle, c’est parfois aménager son itinéraire. Sur le sentier de Grande Randonnée GR 65 – le Chemin du Puy – la troisième étape pèlerine commence traditionnellement  à Conques, passe par Figeac et se termine à Cahors sur une distance d’environ 140 km.

 

Adeptes du rando-tourisme, aimant la randonnée mais aussi visiter en cours de route des lieux chargés de patrimoine particulièrement “médiéval”, nous avons donc choisi de partir  plutôt de Figeac.

C’est ainsi que notre itinéraire s’est transformé en deux parcours distincts : en randonnée sur le GR 65 jusqu’à Limogne-en-Quercy, puis après un court transfert en taxi jusqu’à Cabrerets, une continuation vers Cahors par les sentiers-variantes GR 651 et GR 36-46, autres chemins de Compostelle. Nous avons ainsi gagné du temps au profit des haltes-visites et parallèlement limité notre parcours à 120 km, parcourus sans difficultés particulières en six jours.
En passant trois jours sur les plateaux calcaires du Quercy, puis trois autres dans les vallées du Célé et du Lot, cet itinéraire nous a permis de découvrir des lieux magiques, en particulier sur les sentiers-variantes : la grotte préhistorique de Pech Merle, le splendide village perché de Saint-Cirq-Lapopie et l’étonnant chemin de halage de Bouziès.

 

Nous recommandons donc ce choix d’itinéraire pour profiter du maximum d’attraits de cette étape.

Autre suggestion : en début et fin de circuit, consacrez une journée supplémentaire à Figeac et Cahors, ces deux cités médiévales méritant largement une visite. Et si par chance encore un peu de temps est disponible à Cahors, pourquoi ne pas profiter de l’occasion pour une courte balade en bateau sur la rivière Lot et approcher par l’eau le magnifique Pont Valentré, symbole de la ville !

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VERS COMPOSTELLE (4)

SUR LE CHEMIN DU PUY (France), DEUXIÈME ÉTAPE

D’AUMONT-AUBRAC À CONQUES

Cette étape d’environ 120 km est sans équivoque une des plus belles sur le Chemin du Puy. Si elle présente quelques montées assez raides, elles ne sont jamais bien longues et nous l’avons parcourue en sept jours, sans difficultés particulières.

 

Ce parcours vallonné et rural, qui rejoint la vallée du Lot, offre bien des attraits, en particulier les vastes solitudes du plateau de l’Aubrac.

 

C’est aussi une succession de villages classés “Plus Beaux Villages de France” où vestiges du Moyen-Âge, tant religieux que profanes, sont au rendez-vous pour le plus grand plaisir de la découverte à Nasbinals, St-Chély d’Aubrac, St-Côme d’Olt et Estaing.

 

L’arrivée à Conques est magique. Miraculeusement préservé, son patrimoine architectural datant de plus de mille ans n’en finit pas d’étonner.

Avec sa majestueuse basilique romane Ste-Foy du XIème siècle et son trésor d’orfèvrerie et de reliquaires de la chrétienté médiévale, ses murailles, remparts et son réseau de ruelles où il fait bon flâner, Conques est un incontournable.

 

“Perle” de ce chemin qui mène aux Pyrénées, Conques mérite absolument une bonne journée de visite.

Ne manquez pas aussi de profiter du concert d’orgue et de l’illumination du tympan de la basilique, deux moments forts du village, quotidiens et gratuits.

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VERS COMPOSTELLE (3)

SUR LE CHEMIN DU PUY (France), PREMIÈRE ÉTAPE :

DU PUY-EN-VELAY À AUMONT-AUBRAC

Que l’on soit pèlerin ou simplement randonneur, cette étape commence à la cathédrale du Puy-en-Velay avec la bénédiction des marcheurs, chaque matin à 7 H 00.

Pour celles et ceux qui se mettent en route sur ce parcours d’environ 90 km, sans difficultés particulières, c’est un moment fort et chargé d’émotion …

 

Point de départ historique de ce chemin, LE-PUY-EN-VELAY mérite une visite avant de prendre la route : la cathédrale, son cloître, la vieille ville médiévale, le Rocher Corneille et la chapelle St-Michel d’Aiguilhe sur son piton rocheux valent qu’on s’y attarde une bonne journée.

Paysages vallonnés, nombreux panoramas, petits villages, hameaux et vestiges médiévaux tant religieux que profanes sont au rendez-vous dans ce parcours : un itinéraire essentiellement rural qui traverse les Monts du Devès, les Gorges de l’Allier, le Pays du Gévaudan et la Plateau de la Margueride.

 

 

C’est une étape idéale pour s’initier aux Chemins de Compostelle : distances de marche quotidiennes très raisonnables et dénivelés  tout-à-fait acceptables sur un parcours pourtant situé entre 630 et 1300 m d’altitude. Lors de notre première expérience en RANDO-TOURISME et sans entrainement particulier, nous l’avons parcouru en 6 jours.

 

 

Découvrez cette étape au complet, jour par jour, en consultant les 6 articles publiés en avril-mai 2019 sur le blog d’euro-rando.com :

VERS COMPOSTELLE …. DU PUY-EN-VELAY À AUMONT-AUBRAC 

JOUR 01 : DU PUY-EN-VELAY À MONTBONNET (16 km)
JOUR 02 : DE MONTBONNET À MONISTROL D’ALLIER (15 km)
JOUR 03 : DE MONISTROL D’ALLIER À SAUGUES (13 km)
JOUR 04 : DE SAUGUES AU VILLERET D’APCHIER (11 km)
JOUR 05 : DU VILLERET D’APCHIER À ST-ALBAN (18,5 km)
JOUR 06 : DE ST-ALBAN À AUMONT-AUBRAC (17 km)

 

COMPOSTELLE AVEC EURO-RANDO : POURQUOI PAS VOUS ?

 

 

 

 

 

 

 

VERS COMPOSTELLE … LE-PUY-EN-VELAY À AUMONT-AUBRAC (4)

JOUR 4 : DE SAUGUES À LE VILLERET D’APCHIER (11 KM)

C’est une courte étape qui nous attend ce jour-là en direction de la Montagne de la Margueride “Montagne” est un bien grand môt : depuis Saugues, il s’agit seulement d’une lente montée jusqu’au Villeret, avec un dénivelé fort raisonnable de 175 m. Il fait un temps splendide et ce parcours est essentiellement “bucolique” : prairies, herbages et animaux au pacage, forêts de pinèdes et surtout chemins bordés de genêts d’un jaune éclatant puisque nous sommes en pleine période de floraison.

Étape “relax” : elle aurait pu être un peu plus longue mais notre hébergement est réservé au Villeret, alors pourquoi ne pas flâner en chemin et profiter du paysage! Seuls points d’intérêt historique en route : la tour curieusement penchée de La Clauze, vestige d’un château édifié au XIIème S. et la Maison de la Béate, aujourd’hui rénovée, dans le hameau.

Implantée au XVIIème siècle, l’institution des Béates est en charge de l’éducation des jeunes filles dans les hameaux reculés de la région. Femme célibataire et laïque, ressemblant beaucoup à une religieuse mais sans avoir prononcé de voeux, la Béate a reçu une éducation de base au noviciat et de ce fait devient une institutrice qui enseigne la lecture, l’écriture et le catéchisme aux enfants, également l’art de la dentelle aux jeunes filles. Sa maison sert d’école et de lieu d’assemblée pour la vie du hameau. Elle soigne aussi les malades avec ses remèdes et prie pour les mourants. Elle a généralement une vie assez misérable, son entretien dépendant uniquement des dons des villageois qui lui apporte bois pour se chauffer et nourriture. Cette institution disparaîtra à la fin du XIXème siècle avec l’avènement de l’instruction publique. De nos jours, cette maison de La Clauze peut servir de refuge à quelques pèlerins de passage mal pris par la météo ou n’ayant pas trouvé d’hébergement pour la nuit. Équipement sommaire : un poèle à bois, une table, quelques bancs, l’eau courante à l’extérieur mais un toit sur la tête!

EN ROUTE VERS LE VILLERET D'APCHIER

EN ROUTE VERS LE VILLERET D’APCHIER

L’Auberge des 2 Pèlerins au Villeret est une nouvelle expérience d’hébergement. Il ne s’agit plus d’une maison d’hôtes mais d’un complexe assez vaste regroupant dortoirs, chambres plus confortables et mème de simples roulottes en planches qu’on appellait “ateuil ou chabone” et qui servaient de logement rudimentaire aux bergers accompagnant leurs troupeaux.

L’arrivée surprend pour des non-itiniés comme nous : pas de sacs à dos à l’intérieur des dortoirs ou logements individuels, un grand vestiaire avec casiers et cadenas pour déposer matériel et chaussures, un minimum d’effets personnels autorisés dans les chambres et un p’tit coté militaire de l’accueil auquel on ne s’attendait pas ! Toutefois, il ya une raison à tout : dans ces hébergements de grande capacité – dans la grande salle commune, nous serons au moins une quarantaine de randonneurs à table ce soir-là – ce genre d’organisation est la seule manière de combattre les punaises de lit … En effet, ces petites bêtes, souvent transportées dans les sacs à l’insu des marcheurs, sont une véritable plaie et tout doit être fait évidemment pour éviter leur propagation.

L'AUBERGE DES DEUX PÈLERINS

L’AUBERGE DES DEUX PÈLERINS

Lucette et Jean-Louis, les deux propriétaires, sont deux “pèlerins convaincus” avec plusieurs pèlerinages à leur actif. Dans leur cas, on peut probablement parler de “sacerdoce” et de “dévouement” dans la gestion de leur établissement consacré aux Chemins de Compostelle et à l’accueil des pèlerins! Mais à la fin du repas, Jean-Louis exige le silence, raconte son expérience sur les chemins de St-Jacques et prend sa guitare avec la ferme intention de nous apprendre, avec maintes répétitions, “Ultreia et Suseia”, le chant des pèlerins. Tout le monde – ou presque – se prête au jeu, certains cependant avec quelques grincements de dents discrets : un peu trop long, un peu trop “patronage” … même si tout ceci est fait avec la meilleure volonté du monde! Il y avait beaucoup d’étrangers ce soir-là et le feuillet des couplets – distribué avec le dessert – était uniquement en français … Essayez de chanter et de répéter en utilisant un texte en langue étrangère!

Au demeurant, Lucette et Jean-Louis irradient la bonté. À notre arrivée en milieu d’après-midi, nous étions affamés et la propriétaire n’a jamais voulu facturer l’en-cas qu’elle nous a servi, nous suggérant simplement de faire un don dans une boite disposée à cet effet. Je ne doute pas un instant que ces dons soient utilisés pour de bien nobles raisons. Qu’ils me pardonnent donc mes quelques commentaires, à moi le mécréant et randonneur aux raisons plutôt profanes! Merci sincèrement pour votre accueil.

 

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VERS COMPOSTELLE … LE PUY-EN-VELAY À AUMONT-AUBRAC (3)

JOUR 3 : DE MONISTROL D’ALLIER À SAUGUES (13 km)

Reconduits par notre hôte à Monistrol en tout début de matinée, nous reprenons la route par une belle journée ensoleillée …

Mauvaise surprise cependant : je me suis réveillé avec deux très grosses ampoules! Vérification faite, c’est la toile intérieure de support de mes souliers de marche qui a laché au niveau des talons et je marche maintenant directement sur l’armature. Définitivement mon erreur : je n’ai pas vérifié ces chaussures avant mon départ de Montréal, ayant une confiance aveugle dans ces excellents souliers utilisés au Népal seulement deux ans auparavant. Pour continuer à marcher sans trop de douleur, je n’ai guère le choix que de les remplacer par une paire d’espadrilles que je traîne avec moi dans mon sac de jour. Amélioration immédiate certes mais de courte durée : la semelle des espadrilles n’est pas rigide et le chemin est très caillouteux! C’est donc “clopin-clopant”, à un rythme “d’escargot” et avec d’autres ampoules que je complèrerais cette étape dans une pharmacie de Saugues … Par chance, la ville possède un excellent magasin de chaussures et j’en serais quitte pour acheter une nouvelle paire de souliers de randonnée… qu’il me faudra malheureusement former à mes pieds dès le lendemain avec tout que ça implique!

LA CHAPELLE DE LA MADELEINE

Cette journée est une très belle étape qui commence par une montée assez raide jusqu’à la curieuse chapelle de la Madeleine, une grotte préhistorique fermée par une façade en pierre au XVIIème S. et directement encastrée dans le roc : à l’intérieur, nous découvrons un véritable chantier de construction où nous rencontrons un vieil artisan local et bénévole qui en a entrepris la rénovation depuis … des années ! Bien sympathique, il nous raconte l’histoire de la chapelle et de son projet et nous comprenons assez vite pourquoi la rénovation demande autant de temps puisqu’en ayant terminé avec nous, il recommence aussitôt son histoire auprès de deux autres randonneurs qui viennent d’entrer. Passé la chapelle, des escaliers et une main-courante de corde permettent d’aborder une forte pente qui mène au ressaut d’Escluzel et au hameau de Montaure. Cette montée par le plateau de la Margueride est la seule “difficulté” de cette étape dans le pays du Gévaudan. Passé Montaure, c’est une belle balade à environ 1000 m d’altitude, sans dénivelés d’importance.

LA BÊTE DU GÉVAUDAN!

LA BÊTE DU GÉVAUDAN!

On ne peut passer dans ce coin de pays sans parler de sa fameuse “bête monstrueuse”, un animal à l’origine d’une centaine d’attaques mortelles contre les humains entre 1764 et 1767. Troupes royales et chasseurs de tout poil tentèrent à l’époque de capturer cette bête maléfique apparenté selon les goûts et les croyances à un grand loup, un loup-garou et mème à un tueur en série! On peut encore voir les traces de ses pattes à Saugues : soyez rassurés, il s’agit de traces peintes sur les pavés du centre-ville, devant le musée de la Bête du Gévaudan!

Saugues, ancienne place forte du Haut-Gévaudan, a gardé son caractère médiéval : on y trouve en effet, près du donjon ou “Tour des Anglais“, la collégiale St-Médard qui possède un intéressant trésor d’orfèvrerie et des statues du XIIème S. C’est aussi dans cette petite cité que l’on rencontre ” la Maman du Chemin “, une dame agée et figure emblématique au centre-ville : à l’intérieur d’une minuscule boutique dédiée aux Chemins de Compostelle, des centaines de cartes postales de tous les horizons couvrent les murs, souvenirs des pèlerins et randonneurs qui s’y sont arrétés pour faire étamper leurs crédentiales et saluer la vieille dame.
LA TOUR DES ANGLAIS

LA TOUR DES ANGLAIS

Nous ne logerons pas ce soir-là à Saugues mais à Venteuges, dans les environs. C’est la propriétaire qui vient nous chercher et nous avons une excellente surprise en découvrant notre hébergement : les Pierres d’Antan, une splendide maison de charme et caractère où notre chambre, partie d’une ancienne écurie entièrement rénovée et aménagée, est digne d’un hôtel 4 ***. Nous sommes les seuls invités et notre hôtesse est particulièrement ravie de recevoir des randonneurs de la Belle Province car, par le plus grand des hasards, son mari se trouve au mème moment à la pèche dans une pourvoirie du Québec!

LE GÎTE " LES PIERRES D'ANTAN "

LE GÎTE ” LES PIERRES D’ANTAN “

Originaire de Lyon, capitale de la gastronomie française, notre hôtesse nous concoctera ce soir-là un repas digne de Bocuse et Troisgros, les restaurateurs mondialement connus de la région lyonnaise. Et pour la première fois depuis notre départ, nous veillerons assez tard en sa compagnie et en gôutant, que Saint-Jacques nous le pardonne, à quelques digestifs locaux qu’elle nous offre avec grand coeur. Merci Pascale pour cette superbe soirée dans le pays du Gévaudan!

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VERS COMPOSTELLE … LE PUY-EN-VELAY À AUMONT-AUBRAC (2)

JOUR 2 : DE MONTBONNET À MONISTROL D’ALLIER (15 km)

Après un solide déjeuner de spécialités ” maison “, notre hébergeur nous ramène à Montbonnet d’où nos continuons notre randonnée jusqu’à Monistrol d’Allier, d’abord par une montée tout-à-fait acceptable d’environ 3 km puis lors d’une longue descente dans les gorges de l’Allier, la rivière qui marque la frontière naturelle entre le pays du Velay et celui du Gévaudan.

Sur l’ensemble de notre circuit, ce sera la seule fois où une erreur d’inattention nous fait quitter l’itinéraire prévu en manquant un balisage. Un moment convaincus d’être toujours sur la bonne route, nous vérifions cependant notre chemin un plus loin auprès d’une dame agée qui s’occuppe de son jardin. Bien aimable, elle insiste plusieurs fois pour nous offrir un café et nous comprenons assez vite qu’elle ne voit jamais passer quelqu’un devant sa porte et qu’elle est seulement ravie d’avoir de la visite ! Plus de doute : nous sommes hors itinéraire. Pas question de rebrousser chemin ! Nous traversons donc le hameau complètement désert et peu après rencontrons une rivière qui, au vu de sa largeur, ne peut être que l’Allier. Notre destination étant située en bas dans la vallée, il est clair que nous devons marcher dans le sens du courant pour la rejoindre mais aucun sentier ne longe la rivière dans cette direction. S’écartant de nouveau de notre objectif, nous remontons la rivière au lieu de la descendre et trouvons finalement un pont nous permettant de la traverser et de rejoindre la route nationale qui mène à St-Privat, étape intermédiaire de la journée. Un petit détour de 5 km qu’il faut bien sûr rajouter à distance prévue de l’étape! Erreur de débutants et mésaventure prise quand mème avec le sourire … mais seulement à l’arrivée à St-Privat!

ST-PRIVAT D'ALLIER

ST-PRIVAT D’ALLIER

Nous ne prendrons pas le temps de visiter St-Privat, ni son église romane, ni les vestiges de son château. Il fait chaud, nous sommes affamés car nous avions décidé le matin d’y faire notre épicerie et d’y pique-niquer mais nous arrivons un peu tard. Le pique-nique se transforme donc en diner au restaurant local où nous retrouvons par hasard le couple canadien de la veille. Lui aussi fait une pause, à l’ombre et en terrasse.

LA CHAPELLE DE ROCHEGUDE

LA CHAPELLE DE ROCHEGUDE

Un bel après-midi ensolleillé nous fait découvrir l’émouvante chapelle de Rochegude du XIIème S., dédiée à St-Jacques. Classée monument historique, située près des ruines de l’ancienne forteresse des seigneurs de Montlaur, elle domine la vallée sur son éperon rocheux et offre un splendide panorama sur la Trouée de l’Allier. Un descente quelque peu abrupte mais pratiquable avec un peu de prudence et d’attention nous permet ensuite de rejoindre Monistrol à travers une belle forêt de résineux.

Hébergement disponible oblige lors de nos réservations, nous communiquons de nouveau avec nos hôtes de la veille puisqu’une deuxième nuit est prévue chez eux. Ils viennent également nous chercher à Monistrol. La tablée du soir a changé et nous sommes sept invités ce soir avec un nouveau couple français, un couple américain de Seattle et leur jeune adolescente, particulièrement fière devant ses parents de communiquer avec nous en français qu’elle étudie aux États-Unis ! Une superbe soirée en très bonne compagnie avec toutes les attentions de nos hôtes qui nous recoivent simplement mais avec grand coeur. Ils nous parlent surtout avec passion de leur métier en voie de disparition, activité où dextérité et rapidité sont incontournables : ils sont en effets ” tondeurs de moutons ” et ferment le gîte pendant la saison de tonte pour partir de ferme en ferme tondre dans la région des centaines de bêtes. Ils espèrent, sans trop y croire cependant, que leur fils prendra la suite et on leur souhaite.

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VERS COMPOSTELLE … PUY-EN-VELAY À AUMONT-AUBRAC (1)

JOUR 1 – DU PUY-EN-VELAY À MONBONNET (16 km)

Nous sommes arrivés deux jours plus tôt au Puy-en-Velay. Point de départ historique du Chemin du Puy qui s’étend sur près de 750 km jusqu’aux Pyrénées où il rejoint un des chemins espagnols (le Camino Francès) qui mène à Compostelle, le Puy-en-Velay mérite une bonne journée de visite : la cathédrale Notre-Dame, le cloître du XIIème S., la vieille ville médiévale, la place du Plot et la chapelle St-Michel d’Aiguilhe sur son piton rocheux valent le détour.

Il est 7 h du matin dans la cathérale Notre-Dame. Mon épouse Christa et moi-mème ne partons pas en pélerinage mais nous tenons à être présents pour la bénédiction quotidienne qui y est donnée chaque jour aux marcheurs qui partent vers Compostelle. On y rencontre bien sûr des pélerins mais la grande majorité nous ressemble : des randonneurs aux motifs plus profanes que pratiquent le rando-tourisme et l’évasion en région.

Bien des nationalités sont présentes ce jour-là et, croyants ou non, tout le monde apprécie les mots de bienvenue et les souhaits de bonne route « Bon Camino ou Bon Chemin » donnés avec timidité par une très jeune nonne qui remplace au dernier moment le prêtre habituel retenu ailleurs.

Moment fort et incontournable auquel le cadre majestueux de la cathédrale contribue certainement, dernière possibilité également de se procurer au presbytère sa « crédentiale » : le Carnet du Pèlerin que l’on fera règulièrement étamper au fil du chemin et des étapes, un document important qui tradition oblige, servira de preuve aux pèlerins arrivant à Santiago où sont décernées les attestations de pèlerinage. Pour les touristes que nous sommes et la grande majorité, ce sera un beau souvenir à ramener à la maison où à utiliser de nouveau dans l’avenir lors d’une prochaine étape.

AU DÉPART DE LA CATHÉDRALE

AU DÉPART DE LA CATHÉDRALE

En quittant la ville, l’itinéraire s’élève rapidement pour s’extraire de la Cuvette du Puy, une montée assez prononcée jusqu’à Vals-près-le Puy. Une bonne ” mise en jambes ” au départ mais nous marchons « léger » avec un simple sac de jour, nos bagages sont restés à l’hôtel et nous les retrouverons chaque soir à l’étape pendant notre randonnée. Nous marchons aussi « en liberté », c’est-à-dire sans faire partie d’un groupe et sans accompagnement. Notre objectif : le village d’Aumont-Aubrac, à environ 100 km du Puy, une distance que nous devrions couvrir en 6 jours selon notre programme et notre première expérience commune en rando-tourisme.

Si « Aventure il y a », elle se limite à la découverte de la randonnée pédestre sur plusieurs jours : en effet, nos hébergements en demi-pension sont réservés depuis longtemps, nos bagages sont transportés, nous disposons d’un excellent topo-guide fourni par l’organisateur local et le balisage du chemin est excellent.

Si « Souci il ya », celui-ci se limite à ne pas oublier chaque jour au départ d’acheter en épicerie de quoi se restaurer en route pour le pique-nique de midi puisque certains villages ou hameaux sur la route n’offrent pas ce service.

En bref, nous sommes loin de “partir en expédition” dans ce cadre convivial et à la portée de tous! Je ne le dirais jamais assez à celles et ceux qui sont tentés par la rando-tourisme mais inquiets à l’idée de marcher plusieurs jours de suite …

L'ÉGLISE DE ST-CHRISTOPHE-SUR-DOLAIZON

L’ÉGLISE DE ST-CHRISTOPHE-SUR-DOLAIZON

En route pour les Monts du Velay et traversée de la chaine volcanique du Devès, altitude variant de 600 à 1000 m. En chemin, St-Christophe-sur-Dolaizon et son église du XIIème S. qui mérite un arrêt. Arrivée à Montbonnet où une chapelle du XIIIème S., dédiée à Saint Roch, le saint patron des pèlerins marque l’entrée du village. Le temps grisâtre du matin s’est transformé en une belle journée ensoleillée, nous sommes en juin et l’été est déja là.

Assis sur la terrasse du bistrot local en consommant une boisson fraiche à la fin de notre étape, nous attendons le propriétaire de notre hébergement du soir qui est en route pour venir nous chercher. C’est une pratique courante sur les chemins de randonnée : soit l’hébergement est situé directement sur l’itinéraire, soit à quelque distance. Toutes les instructions pour le rejoindre nous ont été données avant notre départ et notre hôte nous ramènera demain matin au mème endroit d’où nous continuerons notre route. Nous sommes en région et les maisons d’hôtes, qui vivent du tourisme, font bien des efforts pour servir la clientèle.

C’est donc en voiture que nous rejoignons notre hébergement du soir à St-Didier d’allier, un gîte du passant très confortable en pleine nature.

LE GÎTE "LA GRANGETTE"

LE GÎTE “LA GRANGETTE”

Ce soir-là, six randonneurs partagent en commun un excellent et fort copieux souper : un couple français, un couple canadien de Vancouver et nous-mèmes. Belle soirée d’échanges autour de la table et d’un superbe plateau de fromages mis à notre disposition et qui restera, en autres, dans nos mémoires. Randonnée oblige : personne ne veille tard. Demain, une autre journée de marche nous attend et nous voulons tous en profiter.

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VOYAGER AUTREMENT

VOYAGER AUTREMENT

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EN ROUTE VERS AUMONT-AUBRAC (France)

EN ROUTE VERS AUMONT-AUBRAC (France)

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Jean-Paul Bordus, français d’origine et créateur du site, réside au Québec depuis plus de 30 ans et pratique le rando-tourisme depuis plusieurs années, particulièrement en Europe.

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